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Détail d'un communiqué

28/05/08



Suppression de la publicité : Qualité et financement du service public audiovisuel

(communiqué de Familles de France)


Au moment où le Président de la République a annoncé qu’il n’y aurait pas d’augmentation de la redevance audiovisuelle qui finance télévision et radio publiques), Familles de France rappelle ses priorités concernant les médias du service public :

- ils doivent se recentrer sur leurs trois missions originelles : informer, cultiver et
détendre et proposer, enfin, aux familles des programmes de qualité basés sur les valeurs fondamentales de notre République.

- ils doivent contribuer à promouvoir une démarche citoyenne en complément des différentes actions préventives et éducatives des parents, des enseignants, des associations et des institutions publiques. A titre d’illustration, comment chercher à améliorer l’alimentation de nos concitoyens et présenter simultanément de nombreux contreexemples dans les émissions et fictions ? Un service public se doit d’être cohérent avec les autres actions de l’Etat !

Familles de France est consciente que pour mener à bien une telle évolution de ce service public, il faudra lui donner des moyens financiers réels non basés sur la publicité, ce qu’elle demandait depuis longtemps. Actuellement, plusieurs scénarii sont à l’étude :

Scénario 1 : proposé évidemment par les producteurs et refusé par le président de la République : hausse massive de la redevance.
Scénario 2 : la taxation des opérateurs télécoms.
Scénario 3 : la taxation des produits électroniques grand public.

Familles de France refuse que cette évolution se fasse en diminuant, une fois encore, le pouvoir d’achat des familles déjà très affaibli.

Familles de France exige de ce service public le retour à un fonctionnement basé sur des principes budgétaires en vigueur dans les autres ministères : encadrement des salaires pratiqués, production suivie par les services publics et non externalisée à des sociétés de production privée qui enrichissent, sur le dos de l’Etat, des acteurs de la sphère audiovisuelle. Ainsi, il ne serait plus fait appel à des intermittents du spectacle chaque fois que le travail est suffisant pour
embaucher des personnes qualifiées.

Familles de France souhaite que les représentants des familles soient associés à cette évolution et exige que soit reformulé un véritable cahier des charges du service public pour que soit mis en place :

- un temps de parole pour les associations familiales (au même titre que les
associations de consommateurs et les partenaires sociaux) ;
- un volet santé publique préventif ;
- un volet éducatif cohérent ;
et que, enfin, disparaissent le plus rapidement possible les émissions qui n’ont pour objectif que de satisfaire « l’ audimat » et justifier, ainsi, la manne financière liée à la publicité.

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